Xiaojun SONG

Présentation de l’artiste Xiaojun Song

Xiaojun Song appartient à la génération issue de la politique de l’enfant unique débutée dans les années 80 en Chine. C’est également là, qu’elle a grandi jusqu’à l’âge de 24 ans. Après avoir été diplômée à l’Ecole des Beaux-Arts du Hubei à Wuhan en Chine, Xiaojun Song est arrivée en France pour continuer ses études d’art à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy. En 2010, elle obtient son DNAP et en 2012 son DNSEP option art. Elle travaille aujourd’hui dans la galerie et ateliers l’Alcôve.

Son univers artistique

« Noir et blanc, plein et vide, visible et invisible. Mes travaux s’attachent à une recherche constante sur leurs relations et leurs compositions. L’emploi de différents modes et thèmes de représentation me permet d’exhiber une large palette d’émotions qui peuvent toutes se rapporter à la thématique du Corps et de la Nature. Selon Laozi, « la voie est le chemin à suivre pour accéder à la Vertu. En tant qu’objet la Voie est absolument vague et indéfinie, mais dans cette indétermination elle possède une forme et une réalité certaine ». L’existant et l’inexistant cohabitent ainsi en permanence dans mon travail dans une dialectique infinie.

Je m’inspire des travaux de Pierre Soulages, Tadashi Kawamata, Anish Kapoor et aussi de peintres chinois des époques anciennes.

Récemment, j’ai commencé des petites séries un peu plus colorées, sur le thème du pavot que je travaille depuis longtemps, et aussi sur de nouveaux thèmes, comme les poires ou les pots.

Dans mon travail, j’utilise souvent l’encre de Chine. Ce matériau est important pour moi, car en plus d’être un outil artistique, il est aussi porteur d’une identité. »

Série – Méditation

Ma série « Méditation » est le reflet de ma pensée sur la vie, composée de gestes inlassablement répétés. Du matin au soir, comme de la naissance à la mort, tout n’est fondamentalement que répétition d’un même cycle. Quel que soit le sens que nous leur donnons, toutes les choses que nous faisons nous amènent irrémédiablement au bout de notre vie. Le mouvement du trait est semblable à celle-ci, il se présente comme un départ vide de sens. Il vient de nulle part pour aller nulle part. Il est à la fois sa cause et son effet. A l’instar du principe de genèse taoïste, le premier trait engendre le second, puis le troisième et enfin la totalité de la composition. La raison d’être du trait n’est pas ailleurs que dans l’engendrement successif et répété des autres, lorsque le principe pictural du geste s’efface peu à peu pour devenir pleinement méditatif. »

Quelques mots de Xiaojun Song sur son travail 

« Mon père est un peintre de la génération d’artiste qui a pu sortir au lendemain de la Révolution Culturelle. A l’époque, l’atelier de mon père était aussi ma chambre. J’ai toujours vécu avec ses tableaux et ses activités artistiques. J’ai commencé à l’imiter très tôt. Les années ont passé, et dessiner est ainsi devenu un geste ordinaire, faisant partie de ma vie comme manger et boire. La plupart de mes créations sont conduites de manière plus ou moins inconsciente et racontent naturellement ma pensée d’artiste. Je vois le processus de ma création comme une introspection et une catharsis. »

 

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